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LES PURES ORIGINES

Funambulus - Ethiopie Gotiti lavé

Funambulus - Ethiopie Gotiti lavé

Prix habituel €17,00
Prix habituel Prix soldé €17,00
Prix unitaire €68,00  par  kg
Promotion Épuisé
Taxes incluses. Frais d'expédition calculés à l'étape de paiement.

Pour les amateurs de thé, on s'approche d'un earl grey soit un subtil mélange de thé noir et de bergamote. Addictif.

Poids
Style
Mouture

Funambulus

Nom. Terme latin signifiant « funambule » ou « funambule », dérivé de funis (« corde ») et ambulare (« marcher »). Le mot a évolué en anglais sous la forme « funambulist » et désigne une personne habile en équilibre.

                                                                                          

  • Pays : Ethiopie
  • Région : Gedeo Zone
  • Municipalités :Gotiti
  • Ferme / station de lavage : Eva Gotiti Washing Station

                                                                                          

                                                                                          

  • Notes de dégustation : Thé noir, jus de pêche, bergamote.
  • Note SCA  : 87,25/100
  • Niveau de complexité : Élevé
  • Acidité : Élevée
  • Corps / puissance : Velouté

                                                                                                          

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Illustration de tasse

N.f - Recette préconisée

Filtre :

  • 15g café / 225g eau
  • Eau 92°C
  • Mouture : grossière
  • Nombre de versements : 3 ou 4
  • Temps d'écoulement : < 2min30 en Origami

N.m - Terroir

L'Éthiopie n'est pas simplement un pays producteur de café. C'est le pays d'où le café vient, littéralement. C'est dans les forêts de la région de Kaffa, il y a plusieurs siècles, que Coffea arabica a été identifié à l'état sauvage pour la première fois. Avant les plantations brésiliennes, avant les terrasses yéménites, avant les collines colombiennes, il y avait les forêts éthiopiennes. Un café qui ne s'est pas adapté à son environnement : un environnement qui a fabriqué le café.
Aujourd'hui, l'Éthiopie est le premier producteur africain et le cinquième mondial. Mais ce qui la distingue n'est pas le volume mais bien la biodiversité. Là où la plupart des pays cultivent quelques variétés sélectionnées, l'Éthiopie abrite des milliers de génotypes différents, encore à peine documentés. Chaque région, chaque forêt, chaque village dispose de ses propres variétés locales appelées heirlooms ou landraces et héritées de générations en générations, cultivées dans des jardins agro-forestiers traditionnels sous une canopée dense et protectrice.
Trois grandes zones géographiques concentrent l'essentiel de la production de spécialité : Yirgacheffe, Sidama et Guji au sud — auxquelles s'ajoute la Gedeo Zone, leur voisine directe, encore moins connue du grand public mais pas moins remarquable.

La Gedeo Zone, dans le sud de l'Éthiopie, doit son identité à une organisation agricole millénaire : l'agro-forêt gedeo. Les caféiers n'y sont pas plantés en rangées sur des parcelles défrichées, ils poussent sous la forêt, intégrés dans un système à plusieurs étages où arbres fruitiers, bananiers et caféiers coexistent en parfaite harmonie. Ce paysage, classé au patrimoine mondial de la FAO comme Système Important du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM), n'est pas seulement beau : il est agronomiquement remarquable. La canopée protège les caféiers des écarts thermiques, maintient l'humidité du sol, et favorise une maturation lente et homogène des cerises.
Résultat en tasse : des profils aromatiques d'une clarté et d'une complexité qui surprennent même les palais les plus aguerris. Les cafés de Gedeo, lavés en particulier, sont connus pour leurs notes florales intenses, leurs acidités lumineuses, et une texture délicate qui rappelle davantage le thé que le café ordinaire.

C'est dans le Kebele de Gotiti, au cœur de ce Woreda, qu'Eva Gotiti a posé ses fondations en 2022. Deux hectares. 868 agriculteurs. Et la conviction que ce terroir d'exception mérite un process à la hauteur.

N.m - Producteur

Avec Eva Gotiti, il n'y a pas de producteur. Il y en a 868.
C'est l'une des particularités de la caféiculture éthiopienne et l'une de ses forces. Ici, le café ne naît pas dans la propriété d'un seul agriculteur emblématique, mais dans les jardins agro-forestiers de centaines de familles qui cultivent chacune quelques caféiers, souvent depuis des générations, sans parfois même savoir le nom de la variété qu'elles possèdent. Le café est une culture vivrière avant d'être une culture d'exportation — ancré dans la vie quotidienne, transmis de mains en mains, de saison en saison.
Ce n'est pas un manque de traçabilité : c'est une autre forme d'origine. Celle d'un territoire, d'une pratique collective, d'un savoir-faire partagé plutôt que personnifié.
La station Eva Gotiti joue précisément ce rôle d'intermédiaire de confiance : elle collecte les cerises de ces 868 agriculteurs, les centralise, les traite avec rigueur, et leur verse une prime à la qualité. Elle est le point de convergence d'un café qui, autrement, n'existerait qu'en fragments épars.
Le producteur de ce café, c'est Gotiti. C'est la Gedeo Zone. C'est une façon de faire le café qui n'a pas changé depuis des siècles — et que nous avons, pour une fois, choisi de ne pas simplifier.

N.f - Variétés

Gibirinna 74110 & Serto 74112, les jumelles de Bishari.

Tout commence dans une forêt. Celle de Bishari, dans la province de Metu, région d'Iluababor, à l'ouest de l'Éthiopie. C'est là que des botanistes du JARC le Jimma Agricultural Research Center, fondé dans les années 1960 pour préserver et valoriser le patrimoine caféier éthiopien identifient, en 1974, deux plants d'arabica sauvages aux qualités exceptionnelles. Ils les isolent, les sélectionnent, les étudient. Cinq ans de recherches plus tard, en 1979, ils les introduisent officiellement dans les programmes de culture sous les noms de code 74110 et 74112, le chiffre 74 désignant l'année de leur sélection, le reste leur numéro de ligne. Le monde du café de spécialité les connaît aujourd'hui sous leurs noms semblables à des codes postaux. Deux sœurs issues du même arbre mère, du même sol, du même programme de recherche, et pourtant distinctes.

Gibirinna 74110 est la plus connue des deux. Compacte, à petites feuilles, à petites cerises, elle concentre ses arômes avec l'efficacité d'une plante qui n'a pas de place à gâcher. Sa résistance naturelle à la coffee berry disease et à la rouille orangée (Hemileia vastatrix) en a fait un choix stratégique pour les producteurs éthiopiens. Mais c'est sa tasse qui convainc : florale, juteuse, d'une acidité lumineuse, avec une faible teneur en tanins qui lui confère une douceur de fond rare. Notes typiques de framboise, raisin rouge, orange et une finale propre, sans aspérité.

Serto 74112 est son héritière directe, et, par certains aspects, son perfectionnement. Même origine, même résistance à la rouille, même compacité. Mais là où Gibirinna brille par son éclat floral, Serto s'impose par sa régularité en altitude et son potentiel aromatique plus profond au-dessus de 2 000 mètres. Sa résistance à la rouille est polygénique, plus durable en conditions réelles, moins susceptible d'être contournée par de nouvelles souches du champignon. En tasse : une acidité vive, une finale sucrée, une complexité qui se révèle progressivement.

Ce que ces deux variétés partagent est peut-être leur qualité la plus précieuse : elles sont des arabicas sauvages domestiqués avec mesure. Pas des hybrides créés en laboratoire pour maximiser le rendement. Des plantes dont la génétique remonte à la forêt éthiopienne, choisies, non fabriquées. Dans un monde où la biodiversité caféière s'érode, Gibirinna et Serto sont deux raisons de rester optimiste.

N.m - Procédé de traitement

Lorsque l'on parle de procédé de traitement du café, cela nous amène en post-production : après que les cerises de café ont été cueillies, un choix s'offre à la coopérative, laisser la pulpe de la cerise ou la retirer avant séchage.

Sur ce café, le procédé "lavé" implique que les cerises ont été dépulpées mécaniquement puis fermentées dans l'eau pendant un certain temps (ici 36 heures) avant d'en retirer la pellicule restante.

Les grains sont ensuite placés sur les lits de séchage pendant 7 à 8 jours afin d'atteindre un taux d'humidité entre 10 et 12%.