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LES PURES ORIGINES

Blandum - Koke Ethiopie Naturel

Blandum - Koke Ethiopie Naturel

Prix habituel €58,00
Prix habituel Prix soldé €58,00
Prix unitaire €58,00  par  kg
Promotion Épuisé
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Vous souvenez-vous de votre premier café éthiopien naturel en espresso ? Si ce n'est pas le cas, essayez celui-ci.

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Blandum

Adj. Terme latin neutre de blandus, signifiant « doux », « agréable », « flatteur ». Blandus qualifie chez les Anciens ce qui séduit par sa douceur : un discours, un regard, ou le vent qui caresse la peau sans la mordre. César, Ovide et Cicéron l'emploient pour désigner ce qui plaît sans forcer, charme sans ostentation. Ce qui s'approche, enveloppe, et vous cajole. On ne pouvait pas mieux nommer un naturel éthiopien.

                                                                                          

  • Pays : Ethiopie
  • Région : Yirgacheffe; Gedeo Zone
  • Station de lavage : Koke Washing Station

                                                                                          

                                                                                          

  • Notes de dégustation : Noix de coco, fleurs blanches, bergamote.
  • Note SCA  : 88/100
  • Niveau de complexité : Elevé 
  • Acidité : Elevée
  • Corps / puissance : Doux et soyeux

                                                                                                          

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Illustration de tasse

N.f - Recette préconisée

Espresso :

  • 19gr in / 42gr out
  • Temps d'écoulement : 27-32sec

N.m - Terroir

L'Éthiopie n'est pas simplement un pays producteur de café. C'est le pays d'où le café vient, littéralement. C'est dans les forêts de la région de Kaffa, il y a plusieurs siècles, que Coffea arabica a été identifié à l'état sauvage pour la première fois. Avant les plantations brésiliennes, avant les terrasses yéménites, avant les collines colombiennes, il y avait les forêts éthiopiennes. Un café qui ne s'est pas adapté à son environnement mais bien un environnement qui a fabriqué le café.
Aujourd'hui, l'Éthiopie est le premier producteur africain et le cinquième mondial. Mais ce qui la distingue n'est pas le volume, mais la diversité. Là où la plupart des pays cultivent quelques variétés sélectionnées, l'Éthiopie abrite des milliers de génotypes différents, encore à peine documentés. Chaque région, chaque forêt, chaque village dispose de ses propres variétés locales, parfois appelées heirlooms parfois landraces héritées de génération en génération, cultivées dans des jardins agro-forestiers traditionnels sous une canopée dense et protectrice.


Au cœur de cette géographie caféière, il est un nom qui résonne particulièrement : Yirgacheffe. Pas une région parmi d'autres. Le berceau du café de spécialité tel que le monde le connaît. C'est ici, dans la Gedeo Zone, au sud du pays, qu'a été installée la première station de lavage d'Éthiopie dans les années 1970, un fait qui peut sembler anecdotique, mais qui a changé la trajectoire d'une filière toute entière. Avant cela, les cerises étaient traitées localement, de façon disparate. Avec la station, la qualité est devenue reproductible, exportable, reconnue.
Ce que Yirgacheffe produit, qu'il soit lavé ou naturel, est d'une clarté aromatique rare. Une acidité lumineuse, des notes florales persistantes, une texture qui s'étire sans peser. Des cafés qui surprennent même les palais habitués à l'excellence.


C'est dans ce contexte, à la lisière de la ville de Yirgacheffe, que la Koke Washing Station traite les cerises apportées chaque saison par des dizaines de petits producteurs locaux. Grâce à une haute altitude (entre 1 870 à 1 900 mètres), les cafés bénéficient d'une maturation lente, précise et rigoureuse.

N.m - Producteur

À Koke, il n'y a pas un producteur mais des dizaines.
Le fonctionnement est celui de la caféiculture éthiopienne dans ce qu'elle a de plus authentique : des petits agriculteurs, souvent installés à l'extérieur de la ville de Yirgacheffe, cultivent chacun quelques caféiers dans leurs jardins agro-forestiers. Les cerises sont récoltées manuellement, puis acheminées jusqu'à la station centrale, où la rigueur prend le relais.
La Koke Washing Station dispose de 10 cuves de fermentation pour traiter les cerises.Le producteur de ce café, c'est Koke. C'est Yirgacheffe. C'est une tradition qui précède de loin les certifications et les classifications et qui n'a pas attendu notre approbation pour produire l'excellence.

N.f - Variétés

Nous n'avons pas toujours le détail précis des variétés en Ethiopie et cela fait partie du charme de l'origine, mais nous apprécions avoir le maximum d'informations lorsque celle-ci est disponible.

Tout commence dans une forêt. Ou plutôt, dans plusieurs. Car contrairement aux variétés issues de programmes de sélection en laboratoire, nous avons ici des landraces, des variétés locales façonnées par des siècles d'évolution naturelle dans les forêts et jardins de la Gedeo Zone. Leurs noms varient légèrement selon les zones et les saisons. Leur caractère, lui, ne change pas.
Kudhume (aussi orthographié Kudhumi ou Kurume) est la plus discrète des trois. Petite cerise, petit grain, rendement homogène. Elle tire son nom de l'arbre Kurume, dont elle partage les caractéristiques : fruit menu, taux de productivité fiable, résistance naturelle à certaines maladies. Populaire dans le Guji comme dans le Gedeo, elle apporte de la précision à l'assemblage.
Dega occupe le milieu par la hauteur de l'arbre, la taille du grain et le rendement. Son nom est souvent associé à l'arbre Dega, utilisé comme bois de chauffe dans les villages locaux et réputé pour ses qualités aromatiques.
Wolisho (ou Walichu) est la plus généreuse en taille : cerise plus grande, grain plus large, arbre plus imposant. En contrepartie, un rendement moins régulier d'une année à l'autre, la signature des variétés qui concentrent leurs efforts sur la qualité plutôt que sur le volume. Sur les lits de séchage d'un naturel, c'est elle qui apporte le corps, la profondeur, le fruit.
Ce qui unit ces trois variétés est peut-être leur qualité la plus précieuse : elles ne sont pas le produit d'un laboratoire. Elles sont le produit d'un territoire. Dans un monde où la biodiversité caféière s'érode, Dega, Kudhume et Wolisho sont trois bonnes raisons de rester optimiste.

N.m - Procédé de traitement

Lorsque l'on parle de procédé de traitement du café, cela nous amène en post-production : après que les cerises ont été cueillies, un choix s'offre à la station : laisser la pulpe de la cerise ou la retirer avant séchage.
Sur ce café, le procédé naturel implique que les cerises ont été séchées entières, sans dépulpage préalable. C'est le procédé le plus ancien, le plus direct, et le plus exigeant en termes de maîtrise si on souhaite de la qualité : pendant le séchage sur les lits africains surélevés, la pulpe fermente lentement autour du grain, lui transmettant une partie de ses sucres et de ses arômes. Le résultat en tasse est immédiatement reconnaissable : un fruit plus prononcé, un corps plus généreux, une douceur de fond que le procédé lavé ne peut pas reproduire.